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10 énoncés sur le deuil Par Dr Bill Webster

Une raison pour laquelle nous trouvons qu’il est souvent si difficile de faire face au deuil est que nous ne savons pas à quoi nous attendre. Les énoncés suivants vous aideront à comprendre certaines vérités essentielles sur le deuil et comment nous pouvons évoluer à travers le processus afin de retrouver la guérison.

    1. Le deuil est normal.

Le deuil n’est pas une maladie. Il est la réponse normale à la perte d’un être cher. Les gens peuvent vous encourager à être «fort» ou «ne pas pleurer ». Mais combien il serait triste si nous ne pouvions pas pleurer lorsqu’un être cher décède et que nous devions continuer comme si de rien n’était. J’aime mieux penser que je vais assez manquer à quelqu’un pour qu’il verse une larme après mon départ. Pas vous? Quand vous perdez quelqu’un de spécial dans votre vie, vous allez pleurer. Votre chagrin confirme qu’elle vous manque et qu’il est difficile de continuer notre vie sans cette relation spéciale. Certes, dire que la peine est normale ne diminue pas la douleur. Cela peut être l’une des expériences les plus difficiles de votre vie. Mais vous n’êtes pas fou, ou faible, ou incapable de gérer les choses. Vous vivez un deuil et après une perte importante c’est une réaction normale.

     2. Le pire type de deuil est le VÔTRE.

Une perte est un sujet très personnel. Votre perte semble être la pire chose qui pouvait vous arriver. Parfois, les gens se demandent s’il est plus difficile de perdre un conjoint que de perdre un enfant. D’autres se demandent s’il est pire de perdre quelqu’un après une longue maladie ou si elle meurt soudainement et de façon inattendue d’une crise cardiaque ou d’un accident. Bien que ces circonstances rendent chaque perte différente, elles ne sont pas importantes pour vous en ce moment. Le pire type de deuil est le vôtre. Lorsque vous perdez une personne significative de votre vie, quelle que soit la relation, ça fait mal et rien ne peut vous empêcher de vivre votre deuil et le chagrin de l’absence de cette personne dans votre vie.

    3. La façon de passer à travers le deuil est à travers celui-ci.

Le deuil est douloureux. La perte est l’une des expériences humaines les plus difficiles. Il n’y a pas de façon facile de la vivre. Nous pouvons essayer d’éviter la douleur. Nous pouvons tenter de reprendre le dessus aussi rapidement que possible. Mais le plus souvent, ça ne fonctionne tout simplement pas de cette façon. Helen Keller a déclaré: « La seule façon de se rendre de l’autre côté est de passer par la porte ». Nous devons trouver le courage de passer à travers cette expérience du deuil. C’est le plus grand facteur de succès.

    4. Votre deuil est intimement lié à la relation.

Chaque relation revêt une importance particulière et unique pour nous. Pour bien interpréter notre réaction au deuil, nous devons comprendre ce que la relation a apporté à ma vie et donc ce qui a été perdu de ma vie. Nous pouvons pleurer la perte d’un parent différent de la perte d’un ami. Chacune a apporté une contribution différente à nos vies. Ce que nous avons perdu n’est pas la même chose et nous afflige différemment. Deux individus, avec l’expérience de la perte d’un conjoint, peuvent vivre le deuil tout à fait différemment en raison du type de relation (la durée, le niveau de bonheur, etc.).

    5. Le deuil est un travail difficile.

Une réponse de la douleur est souvent désigné comme « processus du deuil». Il faut plus d’énergie pour passer à travers que la plupart des gens croient. Il nous épuise physiquement et émotionnellement. Voilà pourquoi nous nous sentons souvent si fatigués après une perte ou pourquoi nous pouvons nous sentir très impuissants envers les personnes et les événements. Le problème est souvent aggravé par les attentes des gens envers nous d’être fort ou de nous ressaisir ou de reprendre notre vie.

    6. Votre deuil prendra plus de temps que la plupart des gens pensent.

Combien de temps le deuil durera? Il est fini quand il est fini. Les premiers mois peuvent être particulièrement intenses. La première année est difficile: en particulier le premier Noël, le premier anniversaire, la fête des mères, la Saint Valentin, « il y a un an aujourd’hui» et de nombreux autres moments qui nous rappellent notre perte. Tous sont des jours difficiles et nous avons besoin de les anticiper, sachez qu’ils sont normaux et soyez indulgent avec vous-mêmes. Certains auteurs décrivent la deuxième année du deuil comme l’année de la solitude lorsqu’on réalise que la vie sans le défunt devient de plus en plus réelle. Prends ton temps. Comme le dit John Donne: «Celui qui n’a pas le temps de pleurer, n’a pas le temps de réparer. » Un deuil prend toujours plus de temps que les gens s’y attendent.

     7. Le deuil est imprévisible.

Vous pouvez rencontrer une grande variété de sentiments et de réactions, et pas seulement celles qui sont généralement associées à la douleur, comme la tristesse, les pleurs, la dépression, etc. Certaines de vos réponses peuvent sembler tout à fait inhabituelles. Vous vous dites : « Ça ne me ressemble pas ». Le deuil est imprévisible. Au moment où vous pensez avoir passé à travers, quelque chose arrive à vous surprendre. Dans un moment inattendu, tout à coup, sans vous avertir vous vous retrouvez dans un état de tristesse parce que la personne vous manque. En fait la seule chose prévisible sur le deuil est qu’il est imprévisible.

     8. Il peut y avoir des « pertes secondaires » à traiter.

La mort d’une personne, quoiqu’étant très difficile, peut provoquer de nombreux autres changements dans votre vie. Pour certains, ils peuvent signifier la perte de la sécurité financière, d’une maison, ou même de leur indépendance. Pour certains, ils peuvent signifier la perte d’un rôle: par exemple le rôle d’être parent d’un enfant qui décède. Pour d’autres, ils peuvent être la perte de nos espoirs et de nos rêves de « vivre heureux pour toujours» ou profiter de la retraite ensemble, ou de tenir la main de son père dans l’allée. Il peut y avoir beaucoup de pertes – l’environnement, l’état, la modification des relations – à cause de la mort. Chacune a son propre impact et chaque perte doit être vécue.

    9. La douleur part et revient.

Nous avons dit que le deuil n’est pas une maladie. Si vous avez un mal de gorge, il est douloureux pour quelques jours, puis la douleur s’estompe et disparaît progressivement. Cependant, le deuil ne fonctionne pas de cette façon. Notre processus de guérison est différent d’une maladie. Parfois, au début, nous ne ressentons pas la douleur du deuil parce que nous sommes en état de choc et étourdi. Souvent, la douleur est plus intense quelques mois après l’événement. La douleur est un peu comme une montagne russe. Un jour, nous nous sentons très bien, le lendemain, nous nous retrouvons dans un état de désespoir. Juste au moment où nous croyons que nous allons mieux, une autre tristesse peut arriver. Cela peut être décourageant pour ceux qui ne savent pas ce qui se passe. La plupart des gens ne savent pas que la douleur part et revient et prend beaucoup plus de temps à guérir que les gens croient.

Nous devons comprendre que c’est la façon dont le deuil fonctionne et croire que le processus, aussi difficile qu’il soit, nous aide à accepter celui-ci.

    10. Les étapes d’un deuil efficace ne se font pas seul.

La société a des attentes irréalistes face au deuil et répond souvent de façon inappropriée. La plupart des gens ne comprennent pas ce qui est normal dans la douleur, ils ont l’espoir d’obtenir la guérison plus rapidement et d’exprimer ces attentes d’une manière qui semble moins sensible. Beaucoup de gens croient, à tort, que la douleur est si personnelle que nous voulons la garder pour nous. Les gens veulent bien faire, mais ils ne sont pas toujours aidants. Parfois, quand les gens utilisent des clichés ou expriment des attentes irréalistes nous sentons le besoin de nous éloigner. Souvent, ils se sentent mal à l’aise avec notre chagrin et ainsi, peu de temps après que les funérailles sont terminées, on ne parle plus de la personne. Cela semble parfois être une conspiration du silence. Les gens ont peur de dire ou de faire la mauvaise chose s’ils parlent alors ils ne disent rien, ce qui est peut-être la pire chose. Les personnes en deuil ont besoin de parler. Peu de gens sont en mesure de vous répondre. En vérité, bien des gens ne peuvent pas. Vous devez l’accepter et essayer de trouver un groupe de soutien ou un conseiller qui peut vous aider. Vous pouvez parler à quelqu’un qui a vécu une expérience similaire. Je crois en la puissance d’expériences partagées, et souvent d’autres personnes qui ont vécu de grands deuils peuvent être une aide réelle. Le deuil c’est faire face à la perte d’une relation et souvent dans une relation d’aide, l’acceptation est plus facile.

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